Depuis que tu es parti c’est
vrai que je pense à toi trop souvent. C’est vrai. Mais de là où tu veux briser ce que tu n’as pas aperçu, je te pardonne. C’est vrai. Tout ce qui se perd s’avance en vérité vers une autre
naissance que le chagrin empêche de naître trop vite, car trop vite, ce n’est pas aujourd’hui pleinement. Sans doute vois-tu demain autrement. Tu en as bien le droit; ce droit sera la voie qui me
sera ouverte là où tu fermes la porte.
Pourtant, je ne voudrais pas détruire tes illusions, car tout ce que tu es, est bien précieux pour moi, le moindre de tes rêves m’emmène au-delà. C’est vrai. Sois certain que ce royaume que tu as édifié malgré toi, je le défendrais pour toujours car il lie ma parole à ta vie comme l’immortel lie l’espoir au corps des artistes
Amour
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