Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 13:10

Sur mon corps tu as déssiné le malheur. Tes mains ont gravé dans les
tanières du désespoir l'aurore boréale qui s'abîme en chantant. Je suis sous la
terre que mes larmes abreuvent. Je regarde parfois au dessus de la surface,
quand l'hiver tapit de froid l'antre du monde. Je regarde émue, ce qui fut ma
saveur et mon salut. Les êtres humains se promènent alanguis, ils sortent de
temps en temps pour prendre l'air, accrochés patiemment à leur destin d'homme
pierre. C'est le silence là-bas. Cette femmme s'est avancée vers moi, elle m'a
prise pour une fleur égarée dans l'hiver, venue des pays de légende où le soleil
oriental guide le temps présent comme une offrande insatiable de don. Combien y
a t'il de sacrifiés sur terre? Combien de culpabilités que nul ne prend par la
main pour écouter le son fragile et beau s'énoncer depuis eux? Combien d'envieux
s'étalent sans vergogne?
C'est pourtant dans ce monde que je vis, escortée de mes poèmes odorants, de mon
désir brûlant mais bafoué. Au rythme de ceux qui veulent paraître fort pour ne
pas perdre la face, prêts à trahir les leurs sans même en faire cas. Et puis il
y a ceux qui inspirent l'étreinte, que j'ai envie de serrer dans mes bras. Ces
êtres émouvants pour lesquels il existe pourtant si peu d'égard, mais qui vivent
et respirent d'une  sensible approche. Je les vois baissant la tête, retenant
une larme trop vraie, rêvant d'un pays merveilleux qu'ils portent en eux-mêmes.
Oubliés.
Le mal n'est pas en moi. Je l'ai vu se promener sur tant de visages! Ils
voulaient que l'empreinte touche l'autre.
Cette femme m'a donnée la dignité qui revient à l'être humain. Je ne l'oublirai
pas.

Par Mavroushka
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /Sep /2008 15:59

LITTLE BIG MAN partie 6/9 (1970)
envoyé par nane6538
Un hommage à un des plus beau film de Dustin hoffman
Par Mavroushka - Publié dans : aventure humaine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 15:02

La création est aussi étrange que l'amour. Quand les enfants de la créations ont joué, que le silence est retombé sur la nature offerte, le souvenir d'un écho entraîne les cavalier s loin d'eux-même, dans une incertitude. Le risque que le silence avale toute trace de la vie survient. Alors le regard se tourne autour, tout autour d'eux. Chaque seconde est précieuse, le temps devient précieux, la liberté. Car si vous retirez soudain la saveur des sensations à celle ou celui qui entend le balancement de l'extérieur l'inviter au voyage, vous le tuez.

Par Mavroushka - Publié dans : aventure humaine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 18:04

Depuis que tu es parti c’est vrai que je pense à toi trop souvent. C’est vrai. Mais de là où tu veux briser ce que tu n’as pas aperçu, je te pardonne. C’est vrai. Tout ce qui se perd s’avance en vérité vers une autre naissance que le chagrin empêche de naître trop vite, car trop vite, ce n’est pas aujourd’hui pleinement. Sans doute vois-tu demain autrement. Tu en as bien le droit; ce droit sera la voie qui me sera ouverte là où tu fermes la porte.

Pourtant, je ne voudrais pas détruire tes illusions, car tout ce que tu es, est bien précieux pour moi, le moindre de tes rêves m’emmène au-delà. C’est vrai. Sois certain que ce royaume que tu as édifié malgré toi, je le défendrais pour toujours car il lie ma parole à ta vie comme l’immortel lie l’espoir au corps des artistes

Amour

 

Par Mavroushka
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 21:55

 

J'aurais pu dire je suis d'accord, me laisser guider par vous, vous demandez de me donner la main quand il faisait froid, me vêtir des atours du drame pour vous demander secours. Pleurer de n'être pas parvenu à votre paradis de perfection toute empreint d'aigreur et de mépris. J'aurais pu me croire vaincue, humiliée, désavouée pour une défaite qui vous a servi à me tourner le dos.
Pourtant j'étais là les jours de pluie quand le soleil vous tournait le dos, discrètement, dans un coin d'où vous ne me voyiez plus, je vous regardais avec amour, je ne disais rien, mais j'étais là.
J'aurais pu me prendre à votre jeu de souffrance, ressembler à votre cécité. Oublier comme vous, le bonheur que j'ai eu le bonheur de vous tendre en un temps lointain maintenant.
Vous ne voyez la vie qu'à travers votre petite vérité, c'est pourquoi je n'existe pas devant vous, c'est pourquoi je n'ai pas de place auprès de vous. Même lorsque la mort après m'avoir saluée, est venue me frôler, vos visages fuyant n'ont pas vu mes larmes. Je vous aime quand même. De ce pays lointain, je vous aime.
Mais pour rien au monde, je ne serais la perdante que vous décrivez dans vos petits dîners entre amis.
J'aurais pu l'être, mais ma route va plus loin.

Par Mavroushka
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus